Burkina Faso: Il faut déclarer le pays en guerre, selon l’opposition

L’opposition demande au gouvernement d’accepter donner l’alerte que le pays est en guerre. « Il faut que définitivement il puisse être donné l’alerte comme quoi, le Burkina est en guerre et réadapter même notre manière de vivre au quotidien. Il est temps qu’on puisse dire que nous sommes définitivement en guerre », a dit mardi à Ouagadougou Adama Séré le Président du Rassemblement des écologistes du Burkina Faso (RDEBF).

En se référant à l’attaque de Pansi dans le Yagha, (Sahel) où l’église protestante a été visée, l’opposition estime qu’il faut davantage sécurité les lieux de cultes. 
 
« Quand nous parlons de la sécurisation des lieux de culte c’est pour attirer l’attention pour que des réflexions puissent être menées pour assurer un bien-être aux populations pour qu’elles puissent continuer leurs façons de mener les cultes. Il se pourrait que d’autres méthodes puissent être revues pour que les regroupements ne soient pas comme on le voit en ce moment », a ajouté M. Séré.
 
Aussi, pour l’opposition, il appartient au gouvernement de travailler à disponibilité la Carte nationale d’identité surtout en cette période de campagne d’enrôlement en cours. « Alors que la campagne d’enrôlement de la CENI bat son plein, une autre campagne se déroule sous nos yeux, celle de l’établissement  de cartes nationales d’identité burkinabè. Chaque jour que Dieu fait, des responsables du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) ou leurs alliés du monde des affaires financent bruyamment et en toute impunité des distributions de CNIB dans les provinces. Et ils ne sont pas les seuls », note Jean Hubert Bazié, Président du parti Espoir.
 
« Délivrer des CNIB aux populations est un devoir de l’Etat. Et les burkinabè doivent être égaux dans l’obtention des CNIB. C’est dans cet ordre d’idée que le chef de file de l’opposition avait négocié et obtenu des partenaires du Burkina, le financement de la délivrance de la CNIB à des burkinabè au prix de 700 FCFA. Il en a fait cas au Président du Faso par lettre en date du 23 octobre 2019 et celui-ci jusqu’à présent n’a pas daigné lui faire suite », a indiqué Jean Hubert Bazié.
 
Sources: Lamine Traoré